Mercredi 5 Juin 2019

V-Commerce : un e-commerce virtuel à vitesse grand V

Souvenez-vous de cette scène : Tom Cruise entre dans le magasin de vêtements et il est accueilli par un écran qui connaît bien le contenu de son dressing. Avec le V-commerce, ou shopping du futur, c’est désormais loin d’être de la science-fiction !

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VR et AR dans le shopping

Le e-commerce propose de nombreux avantages pour les consommateurs, notamment gain de temps, et fin des disputes (de couples) dans les rayons ou des interminables files d’attente. Pourtant, cette façon de “magasiner”, comme diraient nos cousins québécois, n’empêche pas les retours d’articles achetés en ligne. Et pour cause, l’objet (du meuble complexe censé être monté en 1h à de la petite robe toute simple) n’a pas pu être imaginé chez soi ou sur soi. La réalité virtuelle et la réalité augmentée, deux avancées technologiques en pleine effervescence, peuvent pallier ce manque.

Quelle est la différence entre ces deux technologies ? La réalité virtuelle (VR) est un environnement virtuel total dans lequel nous sommes plongés, tandis que la réalité augmentée (AR) est l’ajout d’éléments virtuels à notre réalité.

Bienvenue dans l’ère du V-commerce

Quel rapport entre ces deux principes et le V-commerce ? V, non pas pour Vendetta, mais bien pour Virtual. Il est dans la lignée de l’e-commerce, grâce aux deux avancées technologiques que sont l’AR et la VR. Dès aujourd’hui, les clients peuvent profiter du V-commerce sur place, dans les points de vente équipés ou bien depuis chez eux.

Mais on est loin d’avoir tout exploré : en 2018, casques et lunettes n’étaient pas au maximum de leurs capacités pour une immersion interactive, complète et confortable, et ils ne sont toujours pas proposés à prix compétitifs. Certes, le V-commerce en est à ses balbutiements, mais les progrès technologiques et la démocratisation des équipements, font du V-commerce un enjeu d’avenir.

Des marques se sont déjà emparées des potentialités qu’offrent la VR et l’AR, comme les magasins IKEA, via leur application mobile Ikea Place, ou le magasin de sport Decathlon, qui propose à ses clients une mise en contexte des tentes Quechua dans des lieux naturels grâce à un casque HTC. Bienvenue dans la 4ème dimension, en 3D : choix d’un coloris, d’une marque ou d’une forme, le consommateur n’a plus de doutes… et l’e-commerçant moins de stocks !

Nom : Cybercommerçant. Pouvoir : l’anticipation

On voit bien que les intérêts du V-commerce ne concernent pas uniquement les clients. Pour les e-commerçants, ce type de vente est un gain de place et d’argent. De quoi avoir des pixels plein les yeux… Songeons à la marchandise qu’il faut transporter puis exposer en boutique : ces impératifs impliquent le suivi du transport, son coût et ses risques, ainsi que la location d’un espace. Avec le e-commerce, les étapes de production et de vente sont pensées différemment, et peuvent être optimisées.

Autre bénéfice, l’e-commerçant connaît mieux sa clientèle. En récoltant les données glanées pendant l’expérience virtuelle il peut prévoir les besoins et s’adapter en fonction. Quelles marques d’appareils électroménagers ont été comparées ? quelle veste a été la plus convoitée ? Des statistiques pourront désormais répondre à ces questions.

Applications mobiles intégrant les objets en vente, visite 3D de boutiques… Vous l’aurez compris, le XIXe siècle sera virtuel ou ne sera pas. Et les commerçants qui n’envisagent pas les possibles des nouvelles technologies pourraient passer à côté d’opportunités, bien réelles.