Lundi 25 Mars 2019

Le business plan, colonne vertébrale d’un site de e-commerce

L’instant fatidique et tant attendu est là : l’idée a germé, et voici que l’entreprise de vos rêves prend forme. Les difficultés seront nombreuses, à commencer par imposer sa marque. Mais avant toute chose, il va falloir parler de chiffres. Le e-commerce n’échappe pas à la règle : vous avez besoin d’un business plan.

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En soi, le principe est limpide : il s’agit de poser sur le papier les dépenses et les recettes estimées sur une période généralement estimée entre 3 et 5 années. Voilà, business plan fini. Mais pas tout à fait.

Comment faire bouillir la marmite de son e-commerce

Avant même de lancer son activité, la réflexion à apporter sur les mouvements économiques qui feront la vie de l’entreprise est en effet essentielle. Le business plan va servir dès lors que vous entrerez en relation avec de potentiels investisseurs, une banque pour solliciter un prêt à la création, etc.

Concrètement, le business plan devient la carte d’identité économique de la société. Servant de référence sur les premiers mois, il agit comme un tuteur pour une plante : sa ligne directrice va orienter les choix, actions, développements, et ainsi de suite.

Son détail opérationnel se présente alors sous la forme d’un calendrier mensuel, partant de l’année 0 avec une projection vers l’année 5, mettons.

Business plan e-commerce : de ce qui rentre à ce qui sort

Pour une entreprise, deux points majeurs sont à prendre en compte. Le premier, c’est le chiffre d’affaires mensuel. Les approches vont différer suivant l’offre mise en place, mais il faut accepter que 100 % des visiteurs du site ne passent pas une commande. On table plutôt sur 1 à 4 %.

La conversion entre les visiteurs et l’achat – qu’on appelle alors transformation – impliquera d’avoir au préalable procédé à une étude de marché. Quelle clientèle potentielle, quelle cible, quel pouvoir d’achat ? De cela découlera l’estimation possible de ce que vous pouvez générer.

Si d’un côté, on trouve les rentrées, de l’autre il y aura évidemment les dépenses : l’achat de la marchandise, et donc possiblement son stockage, le coût de la livraison qui va nécessiter de mettre en place une stratégie de frais de port. Les investissements publicitaires seront également à prendre en considération : votre site doit se distinguer, exister sur internet, et pour cela il va vous falloir répartir ces dépenses sur les leviers d’acquisition les plus pertinents pour votre e-commerce.

Bien entendu, les salaires entrent dans cette catégorie, ainsi que l’ensemble des frais liés au e-commerce : infogérance, développements, serveurs, électricité. Et des choses plus basiques encore : papier toilette, liquide vaisselle, savon... Appelons tout cela les frais fixes, puisqu’ils ne bougeront que peu d’un mois sur l’autre.

Mais alors quelle marge reste au e-commerçant ?

Le delta entre les ventes et les achats doit évidemment être en votre faveur : un business plan qui annoncerait tout du long un déficit ne séduira personne. Probablement aurez-vous d’ailleurs raté quelque chose dans votre projet.

On considère par ailleurs qu’une marge de 30 % est nécessaire pour que la société puisse s’en sortir. La marge brute, qui découle de la différence entre le prix d’achat pour vous et le prix de vente au client ne peut faire l’impasse sur ce montant.

Et quitte à enfoncer des portes ouvertes, souvenez-vous toujours que la TVA doit être reversée à l’État. Si vos achats vous permettent de déduire un peu de cette somme, il est désagréable de découvrir que l’on a oublié de provisionner.

Plusieurs modèles de business plan existent sur internet : n’hésitez pas à en compléter deux ou trois pour vous faire la main, avant de vous lancer dans le vôtre !