E-commerce et logistique Publié le Mercredi 19 Septembre 2018

Quelles opportunités offrent les assistants vocaux ?

Ils se positionnent au croisement de deux univers, extension des avancées réalisées en matière de domotique. D’ailleurs, ils répondent, un peu comme si nous étions entrés dans le futur. Ces intelligences artificielles dont les voix laissent encore songeur pèsent déjà dans le secteur des objets connectés. Une valeur marchande, certes, mais avant tout une valeur pour les e-marchands. 

Ils se nomment Siri, Alexa ou moins sexy, Google Home ou encore Bixby, Cortana : ils peuvent être l’émanation d’une simple enceinte, au design travaillé, que l’on invoque comme Ali Baba devant la caverne aux trésors. Mais nul besoin d’avoir un cœur pur.

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Alexa, Google Home, Siri, Amazon Echo... séduisent de plus en plus le consommateur


Et pourtant, ils agissent comme des intermédiaires entre le client et le vendeur, capables d’opérer une vente, en répondant à une simple commande vocale.

Une étude Capgémini de janvier dernier indiquait que près d’un quart des consommateurs serait plus enclin à utiliser un assistant pour faire ses emplettes qu’un site internet. Et la perspective serait de 40 % d’ici à trois ans. Mieux, ou plus significatif encore, 31 % des répondants assuraient qu’ils préféreraient ces intelligences artificielles plutôt que de se déplacer dans une boutique ou une banque. 

Enfin, selon une étude Havas réalisée pour la Paris Retail Week, 57% des Français pensent que les assistants conversationnels vont rendre leur vie plus facile.

Offrir son propre service grâce aux skills et aux actions


Amazon, régulièrement leader dans les innovations high-tech, a récemment annoncé qu’il préparait un micro-ondes connecté avec Alexa, d’ici la fin de l’année. 

Très rapidement, le géant américain avait d’ailleurs permis aux développeurs de produire des « skills » – il s’agit de fonctionnalités qui enrichissent les capacités de l’enceinte, sortes d'applications vocales permettant d'accomplir une action (comme passer une commande par exemple). Mais à la différence d’une application, elles sont stockées dans le cloud. 

De quoi proposer une solution de commercialisation adaptée aux usages pour ses propres produits – et plus largement, de faire vivre sa marque sur ces nouveaux appareils. 

Assistants vocaux : des progrès constants pour séduire


Désireux de convaincre le public, les fabricants de ces machines rivalisent d’ingéniosité pour perfectionner la voix et l’interaction de leurs assistants. Apple, par exemple, recrute des éditeurs et auteurs, pour monter des scénarii qui appréhenderont un maximum de situations.

Amazon, de son côté, travaille à la compréhension des demandes adressées à Alexa – et lui offre même une forme de mémorisation. Il sera prochainement possible de demander à l’IA de se souvenir de la date de naissance de Tatie Odette, pour ne plus avoir à s’en préoccuper. Et en bon assistant, Alexa rappellera en temps et en heure ledit événement. Notons que Google Assistant dispose depuis quelque temps de cette fonctionnalité.

Développer son commerce en 3.0 avec la recherche vocale


À ce jour, seuls 3 % des dépenses des consommateurs s’effectuent via les intelligences artificielles – mais l’étude de Capgemini indiquait que la tendance allait crescendo. On attend 18 % dans les trois prochaines années. Alors, se lancer ou non ?

Avec l’évolution des usages, il importe plus d’anticiper ce qui sera que de regarder passer le train, avant de se décider à courir derrière. Certes, les coûts de développement d’une « skill » pour Alexa peuvent rapidement monter, mais rien ne semble enrayer la tendance.

Dans la continuité des applications de nos smartphones et tablettes, l’assistant vocal, qui apprend à chaque fois qu’on l’interroge, et les IA occuperont de plus en plus de place. L’avenir n’est pas simplement aux assistants vocaux, mais bien – et depuis tout temps – à tout ce qui permet aux clients de réaliser leurs achats le plus simplement du monde.