Actus Marché Publié le Lundi 24 Septembre 2018

Dernier kilomètre : ne vous essoufflez plus !

Dans une volonté de rééquilibrer la concurrence entre les magasins physiques, dits « brick and mortar » et les vendeurs en ligne, le Sénat avait soumis une proposition de taxation. Adoptée en juin dernier : la loi portant le Pacte national de revitalisation des centres-villes et centres-bourgs. Le principe de cette taxation était simple, Boxtal établissait un point d’étape voilà quelques semaines. Mais qu’en est-il de ce fameux « dernier kilomètre » qui est au cœur de la législation ?

dernier-kilometre

La stratégie multicanale favorisée


Depuis plusieurs années, la Fnac a fait de cette stratégie de communication son axe le plus important. Indiquer aux consommateurs qu’il leur est possible d’acheter en ligne et de venir retirer en magasin.

Cette approche pragmatique permet d’attirer la clientèle vers l’espace de vente, avec la perspective d’une possible fidélisation, et, pourquoi pas, de ventes supplémentaires. Une BD pour le petit dernier, des écouteurs Bluetooth pour l’ado ronchon, etc.

C’est dans cette perspective que les sénateurs s’étaient inscrits avec leur texte.

L’article 27 et son barème de taxation des livraisons e-commerce


Dans le principe, les conséquences de ce dernier kilomètre sont simples : il coûtera plus cher. Explications. Puisque la taxe ponctionne la distance entre le dépôt de stockage et le client, plus on se rapproche de l’adresse de livraison, plus les coûts augmentent.

On parle en effet de 20 %(1) du coût de transport liés à cette fameuse ultime étape. Pourquoi ? Simplement parce que les transporteurs qui l’effectuent voient leur marge diminuée plus encore, alors qu’ils investissent dans des véhicules coûteux.

L’image est simple : c’est celle du coureur cycliste qui après 70 km dans les montagnes doit achever sa ligne droite, totalement épuisé.

Non seulement il devient écrasant pour le transporteur, mais il faut également prendre en compte toute la logistique, préparation de la commande et ainsi de suite. Ajoutons les embouteillages en centre-ville, et tout cela devient rapidement un enfer.

Dernier kilomètre : quelles solutions ?


Les méthodes et alternatives existent, heureusement : d’abord, la mutualisation des flux permet de diminuer les coûts et de rationaliser les dépenses. C’est un peu comme ce fameux service de VTC américain, qui, par un algorithme, arrive à prendre plusieurs voyageurs dans une seule course, avec un trajet totalement optimisé. Un seul véhicule, plusieurs clients satisfaits. L’idéal.

L’autre enjeu est plus écologique : c’est de basculer sur des véhicules hybrides ou électriques, qui diminueront l’impact et le rejet de CO2 sur la planète. Un petit effort de chacun pour l’environnement fera le bonheur de tous, promis. Et parce que le défi écologique est plus réel chaque jour, cet argument ne doit véritablement pas être pris à la légère.

Pour mémoire, on considère que 50 % du gazole consommé en ville découle du transport de marchandises, ainsi que 35 % des émissions de CO2. Le tout alors que 70 % des livraisons prennent moins de 10 minutes(1). Et si on envisageait sérieusement les vélos ?

Le relais : une alternative propre, économique et pratique


En diminuant le nombre d’arrêts des véhicules à 15(1) en moyenne, contre 50 pour la livraison standard à domicile, le relais représente un coût globalement réduit : c’est à la fois moins d’argent dépensé et un environnement préservé.

Pour le e-commerçant, il est donc avantageux de proposer la livraison en relais, laissant alors au consommateur le soin d’accomplir lui-même ce « dernier kilomètre » pour retirer son colis. Dans cette logique, un géant américain au nom de fleuve d’Amérique latine(2) a installé aux États-Unis comme en Angleterre des consignes automatisées, où les colis sont déposés. 

Quant aux points relais basés dans les commerces de proximité (on pense au réseau Pickup de Chronopost, à UPS AccessPoint, à Mondial Relay ou encore à Relais Colis), ils représentent de denses réseaux, à la fois pratiques et économiques, faisant de la livraison en relais une option de plus en plus plébiscitée. En effet, selon la Fevad, 86% des e-acheteurs ont eu recours à la livraison en relais en 2017. Ils sont même 96% à s’en dire satisfaits : le relais enregistre le plus fort taux de satisfaction parmi le différents modes de livraison, devant le Click & Collect, le domicile, la consigne et les bureaux de Poste…

Avec Boxtal, localisez les meilleurs relais pour vos envois, quel que soit votre transporteur :

 

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Sources :
(1) https://www.rungisinternational.com/a-l-heure-du-digital/transport-logistique-dernier-kilometre/
(2) Amazon